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  1. Année de Travail de 2018
Du fait de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu en France à partir du 01/01/2019, les conséquences pour 2018 seront les suivants :
  • Déclaration des revenus de 2017 en 2018 ;
  • Calcul et paiement de l’impôt sur le revenu de 2018 sur la base du revenu de 2017 ;
  • Déclaration des revenus de 2018 en 2019 ;
  • Calcul de l’impôt sur la base des revenus de 2018 en 2019 ;
  • Annulation de l’impôt calculé sur les revenus 2018 par un crédit d’impôt de modernisation du recouvrement de l’impôt sur le revenu ;
  • Ce crédit d’impôt ne portera pas sur les revenus exceptionnels (plus-values, …)
C’est pour cette raison que l’on considère 2018 comme une année blanche, il n’y aura pas d’impôt à payer, calculés sur les revenus d’activité de 2018. Cependant il faut noter que la retenue à la source des impôts calculés sur les revenus de 2019 commenceront en 01/2019.
  1. Nouvelles dispositions du statut Micro-entrepreneur
Les modifications sur le statut de micro-entrepreneur porte sur le chiffre d’affaire maximum autorisé pour en bénéficier et les taux. Les changements sont recapitulés dans le tableau ci-dessous :  
LIBELLE ANNEE 2017 ANNEE 2018
Plafond chiffre d’ affaires ventes 82 200€ 170 000€
Plafond chiffre d’affaires prestation 32 900€ 70 000€
Taux unique Achat-vente 13,10% 12,80%
Taux unique  prestation services 22,50% 21,30%
 
  1. Nouvelles dispositions du statut de l’entrepreneur individuel
  Pour l’entrepreneur individuel les modifications portent sur :
  • Le changement de l’organisme collecteur de l’assurance maladie. En effet, l’assurance maladie n’est plus collectée par le RSI, mais par l’URSSAF et cela à partir du 01/01/2018.
  • Ceci ne concerne que les cotisations, le remboursement et le suivi des prestations seront toujours assurés par le RSI et les organismes rattachés.
  • Possibilité sur option de payer les cotisations provisionnelles en fonction des revenus mensuels ou trimestriels.
  • Les taux applicables recapitulés dans le tableau ci-dessous :
 
LIBELLE ANNEE 2017 ANNEE 2018 IMPACT
CSG sur revenus d’activités 7,5% 9,2% Hausse de 1,7 point
Cotisations allocation familiales TNS Entre 2,15% et 5,25% Entre 0% et 3,10% Baisse de 2,15 point
Cotisation maladie et maternité Entre 3% et 6,5% Entre 1,5% et 6,5% Baisse de 1,5 point
 
  1. Autres nouveautés
 
  • Montant du SMIC
Le taux horaire du SMIC est fixé à compter du 01/01/2018 à 9,88€ (contre 9,76€ en 2017). Le SMIC mensuel brut s’élève à 1 498,47€  pour une durée de travail de 151,67 heures, contre 1 480,30€ en 2017.  
  • Plafond de la sécurité sociale
A compter du 01/01/2018, le plafond mensuel de la sécurité sociale est porté de 3 269€ à 3 311€ et le plafond annuel de 39 228€ à 39 732€.

Acteur de l’expertise comptable de l’audit du conseil et de la finance, Prospective Expertise Audit Conseil, se donne comme mission, de permettre à ses clients de respecter leurs obligations légales, d’atteindre leurs objectifs et avec une approche tournée vers l’avenir, leur permettre  d’aller plus loin.
Nos clients, entreprises nationaux et internationaux de tous les secteurs sont:
  • des grands comptes;
  • Des entreprises de taille intermédiaire (ETI);
  • Des petites et moyennes entreprises (PME).
Le restaurateur à une responsabilité, l’article 1242 nouveau du Code civil dispose en son alinéa 1er : « On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde ». Cette responsabilité, implique des obligations : En premier lieu, vous avez une obligation de résultat, en fournissant des boissons et aliments, sains. En effet en cas d’intoxication alimentaire vous devrez pouvoir démontrer que vos aliments étaient sains. Par ailleurs, vous avez une obligation de moyen, en mettant tout en œuvre pour vous assurer de la sécurité de vos clients. Attention aux sols glissants, aux escaliers irréguliers, ou à un mauvais éclairage … Enfin si l’un de vos employés cause un dommage à un client, en tachant un vêtement par exemple, vous en serez responsable. En fonction de votre concept, vous pourrez proposer un vestiaire, un parking, un voiturier, … Voici un point sur vos éventuelles responsabilités : Vestiaires Les biens remis au vestiaire sont sous votre responsabilité (art 1927 et 1928 du Code Civil). Le niveau de responsabilité diffère selon que le vestiaire soit gardé ou non. Si votre établissement à un vestiaire gardé avec délivrance d’une contremarque, votre responsabilité en cas de non-restitution est automatique, et illimité. Vous devrez ainsi indemniser la valeur réelle du bien non restitué. Si le vestiaire est non gardé, pour engager la responsabilité du restaurateur, le client devra prouver la faute de ce dernier. La faute peut être retenue : • Notamment quand le restaurateur n’a pas affiché de clause de non-responsabilité. Cette clause doit-être affichée de manière apparente, proche des vestiaires, et elle doit-être rappelé en caractères gras sur la carte. • Si le client ne peut surveiller de sa table l’endroit où ses biens sont stockés : porte-manteau par exemple. • Si le vestiaire est situé à proximité des toilettes, ou proche d’une sortie. Parking Si votre restaurant met à disposition un parking, afin que les clients puissent se garer, votre responsabilité peut être engagée. Afin de la limitée, vous devez afficher à l’entrée du parking de manière visible, une clause déclinant toute responsabilité. Voiturier Si vous avez un voiturier, le client doit pouvoir prouver la faute du voiturier. (Par exemple : perte des clefs, alarme non branchée …) Nos recommandations Affichez, informez de manière claire et visible la limite de vos responsabilités.
 

De quoi devons-nous avoir peur…

de la graphologie… ou des algorithmes ?

 

Fascinés de science-fiction et de « Guerre des Étoiles », des start-up d’e-RH veulent appliquer la digitalisation à outrance à une « guerre des talents » annoncée.

Algorithmes, Intelligence Artificielle, Big Data, tests de recrutement « prédictifs et affinitaires » rechercheront bientôt des candidats déshumanisés et robotisés. Les outils de matching digitaux et le CV anonyme remplaceront bientôt l’écoute, les conseils d’avenir et l’évaluation bienveillante du chargé de recrutement en entreprise.

Si le robot et le digital devront remplacer favorablement l’homme à son poste de travail en le libérant aussi de tâches répétitives et pénibles, il faut « raison garder » quant à l’utilisation de ces instruments pour évaluer, choisir et diriger les hommes et les femmes qui travaillent.

C’est après la dernière guerre dans les années 50 que l’on a assisté à une offre, aujourd’hui pléthorique de tests psychométriques d’évaluation souvent vendus sur la base de validation contestable.

Ces « tests psychotechniques » aujourd’hui entre les mains de grands groupes d’édition anglo-saxons, ont tout fait pour décrier une autre approche de l’évaluation par la « Graphotechnique ». De nombreux travaux de validation de la Graphologie ont depuis été effectués : http://institutgraphologique.com/article.html

L’utilisation de la graphologie a d’ailleurs été légitimée en 2001 par la Commission de Normalisation (AFNOR) regroupant des cabinets de conseil en recrutement, des représentants du Ministère du travail, du Medef, de l’Apec, de Pôle-Emploi, et de DRH (voir Norme AFNOR NF X50-767).

Cela milite pour une approche multi-canal du comportement et des aptitudes dans la cadre d’évaluation de candidats.

À l’inverse des tests psychométriques qui délivrent des résultats déconnectés du parcours du candidat (prise en compte du CV) et des spécificités et des attentes de l’entreprise (profil du poste), le graphologue au contraire, est capable de rendre par son travail un compte-rendu et des conclusions rédigées qui collent à la réalité du problème posé par l’évaluation.

Il ne s’agit pas ici de proposer l’élimination des tests psychotechniques dans le processus d’évaluation mais plutôt de leur associer à part égale l’approche graphologique « Graphotest® ».

L’ancienne lettre manuscrite n’étant plus disponible, celle-ci ayant été abandonnée au profit du mail, il suffit lors de la réception du candidat de demander sur place, après une présentation complète du poste à pourvoir, une « lettre manuscrite de motivation » pour le poste.

Une passation de tests psychométriques pouvant s’effectuer à un coût minime (entre 15 et 30€), certaines entreprises ont voulu dans un souci d’économie et de réduction des coûts, abandonner le Graphotest®. Cette attitude ne s’avère pas viable à moyen terme, surtout quand on connaît le coût final pour l’entreprise d’une erreur de recrutement.

Considérant la complexité de l’être humain, personne aujourd’hui, y compris les graphologues, ne peut prétendre fournir un outil d’évaluation sans faille possible. Par contre, l’adjonction du Graphotest® réduira le taux de risque d’erreur inhérent à toute décision d’évaluation et d’embauche.

Il reste à ajouter que le graphologue, dans le cadre de son compte rendu rédigé peut aussi effectuer un compte rendu oral, par téléphone ou par Skype confrontant les résultats de son analyse avec la perception du candidat par le chargé de recrutement pour arriver à une évaluation finale la plus réelle possible et crédible.

Bertram A. Durand est le fils adoptif d’Harald Maximilien OSTRACH, co-fondateur du Groupement des Graphologues Conseils de France (GGCF).

Et créateur du Syndicat Européen des Graphologues Professionnels (SEGP – www.segp-asso.org) maintenant présidée par Corine Blanc.

Bertram Durand a été le créateur de la Chambre Syndicale Nationale des Conseils en Recrutement (CSNCR) qui a fusionné avec Syntec Recrutement.

Avec le CSNCR, il a participé à la création initiale de Cadremploi, aujourd’hui propriété du groupe Le Figaro Classifieds.

Il est aussi le représentant pour la France d’ENEX, réseau international d’Executive Search présent dans 48 pays dont il a été le créateur, il y a une vingtaine d’années (www.enex-search-hr.com).

Il dirige aujourd’hui le Cabinet CNPG Conseil RH (www.cnpgconseil.com) et l’institut de formation en Sciences Humaines (www.cnpg-formation.com).

Bertram Durand est adepte d’une écologie humaine raisonnée et s’est donné pour l’avenir la mission d’avertir sur les dangers à se doter d’approches déshumanisées et trop digitalisées de l’évaluation.

 

TPE : quid de l’intelligence artificielle (IA) ?

La transformation numérique ou digitale pour les TPE/PME est clairement un enjeu vital mais difficile à négocier dans un contexte à la fois très évolutif et prometteur. Les décisions stratégiques ne s’en trouvent pas facilitées, bien au contraire, mais l’intelligence et le bon sens doivent permettre de s’y retrouver. Les TPE, encore plus que les PME, ont deux objectifs majeurs assez complémentaires : se faire connaître et tout faire pour qu’il soit possible de les contacter à tout moment. Le site web est l’étape indispensable pour les atteindre l’un comme l’autre, mais il faut savoir choisir la meilleure présentation possible, ce qui suppose d’être bien conseillé et là, une question peut se poser : et si l’on recourait à l’intelligence artificielle (lA) pour résoudre le problème et atteindre les objectifs précédents dans les plus brefs délais ?

En théorie

En théorie, il serait pratique de déléguer à une machine bien éduquée ou a fortiori intelligente cette tâche fastidieuse qui consiste à monter son site web, en dialoguant avec elle et en lui donnant quelques ordres simples, l’affaire de quelques minutes de discussion. Elle vous bricolerait en un tour de main l’objet de vos rêves et il ne manquerait rien : vitrine, activités, équipes, spécificités et, pour les sites marchands, catalogues, boutique visitable, paiement en ligne, gestion des ventes et des stocks, comptabilité, fichiers clients, référencement, e-réputation etc. Ainsi serait assurée la présence en ligne qui vous tient à cœur tant vous la savez vitale et le produit final vous serait livrée dans les heures qui suivent. Sauf que l’IA, pour l’instant, n’est pas en mesure de répondre à votre attente, loin s’en faut. Elle se répand pourtant comme une traînée de poudre dans tous les domaines et, en ce début d’année, il est difficile de ne pas s’interroger sur sa nature et son apport actuel à l’aune des TPE, tout autant que sur ses promesses et sur ses menaces potentielles à l’aune de l’économie mondiale et des grands équilibres tant sociétaux que sociaux à venir. Le sujet est immense, tentaculaire et complexe. En quelques mots, l’IA sous sa forme actuelle ne peut qu’aider ponctuellement les TPE dont les capacités financières modestes interdisent tout investissement massif dans un tel outil. Il peut en être autrement pour une grosse PME, encore que… Bref, pour votre site web, il faudra vous prendre un peu la tête comme d’habitude en recourant à l’un des nombreux prestataires présents sur ce marché. C’est votre intelligence qui sera mise à contribution, pas celle d’un réseau de neurones formels qui ne sont pas près de remplacer les vôtres, en dépit de certaines prédictions apocalyptiques plus ou moins crédibles. Pour votre référencement, l’IA ne vous sera pas directement favorable et ce ne sera pas gratuit, vous le savez ! A vous d’être ingénieux ou de choisir la bonne agence qui vous conseillera au mieux, si vous n’êtes pas inspiré. C’est l’intelligence humaine qui va primer pour les TPE à l’heure actuelle en matière de virage digital, quand il s’agit de bâtir ou de défendre sa e-réputation. Les influenceurs ont leur rôle à jouer… A quoi peut donc servir l’IA ? Alors, à quoi peut bien vous servir l’IA sous sa forme actuelle ? D’abord, à réfléchir sur la puissance de l’outil informatique qui ne va cesser d’enfler et de s’affirmer dans les années à venir. A défaut de pouvoir utiliser l’IA, tentez d’en comprendre les bases, ne serait-ce que pour mettre à jour vos connaissances en informatique et anticiper les enjeux à venir. Vous allez vous interroger parfois sur ce que sont les chatbots et les blockchains, sur les prestataires en IA qui commencent à proposer leurs services, sur le moment où il sera temps de prendre un virage de plus. Gouverner, c’est prévoir : rien de nouveau sous le soleil. Les géants du numérique, les GAFAs (Google, Amazon, Facebook et Apple) investissement des milliards de dollars dans l’IA en espérant qu’elle saura peut-être prédire l’avenir mieux que nous, rien n’est moins sûr. Il faut y ajouter Microsoft et IBM pour aboutir aux GAFAMIs, mais il existe aussi des géants numériques en Chine. L’IA est une énorme boite noire qu’il faut comprendre, dans un premier temps, avant de songer à combiner homme et machine sous la forme d’une nouvelle espèce hybride qui n’est pas pour demain, mais il y de quoi fantasmer. Trouver dans une actualité foisonnante, souvent tonitruante et déconcertante, ce qui peut être utile à court terme revient quelque peu à chercher une aiguille dans une botte de foin. Entre la fin des métiers et celle de l’humanité, le paysage médiatique a de quoi décourager et inspirer une certaine frayeur, voire une répulsion et ce n’est pas fini, maintenant qu’elle fait partie des campagnes de marketing de nombreuses sociétés ou entreprises impliquées dans la transformation numérique.

L’IA à la portée de tous ?

La bulle médiatique est bien installée et alimentée. Des start-ups qui participent à la French Tech voient le jour, en partie grâce à des plates-formes numériques mondiales qui donnent accès aux briques technologiques tant matérielles que logicielles de l’IA dans le cadre de programmes open source, souvent lancés par les GAFAMIs elles-mêmes, mais d’autres Des open data sont également disponibles pour alimenter ou tester votre machine ou votre modèle, selon les goûts ou ceux de vos développeurs. Donc, si vous voulez vous lancer dans ce secteur porteur, libre à vous de vous abonner à ces plates-formes, en sachant qu’il faudra étoffer votre culture pour les utiliser, mais aussi constituer une équipe et… un budget car l’aventure est par essence pluridisciplinaire. Les projets peuvent être vite dispendieux s’il faut s’entourer d’une foule de spécialistes divers, notamment développeurs, consultants ou autres, non seulement pour alimenter l’IA, mais aussi pour trouver et mettre en valeur des applications potentielles. Les solutions dérivées de l’IA consistent à assembler diverses briques logicielles et matérielles – au demeurant de plus en plus nombreuses et variées- en fonction des objectifs et des besoins de chacun. Leur intégration devient de plus en plus un enjeu technique majeur autant qu’un métier de plus en plus difficile à exercer dans un contexte hautement évolutif. Créer une IA pour une start-up s’apparente souvent à un assemblage de techniques, et à un paramétrage d’outils souvent assez ordinaires dans le but d’exploiter des données et d’aboutir à une application, parfois dans l’empressement, car la concurrence est vive entre les entreprises.

Une nouvelle ruée vers l’or ?

C’est un peu in fine l’ambiance de la ruée vers l’or : vous avez les outils, à vous de fabriquer ou dénicher les pépites, mais souvenez-vous, ceux qui se sont véritablement enrichis à cette époque ne sont pas les chercheurs d’or, non ce sont les fabricants d’outils, à la nuance près qu’aujourd’hui, ces derniers sont les plus riches du Monde. Les pelles, râteaux et tamis ont cédé la place aux briques logicielles/matérielles de l’IA aux plates-formes et au cloud, entre autres outils. De fait, sans vouloir devenir spécialiste du domaine, il est bon, pour les TPE/PME de s’intéresser de près à l’IA car, même dans son état actuel balbutiant, elle signe la progression inexorable vers encore plus de modernité et de technicité qui auront forcément un impact significatif sur l’emploi, la formation et l’enseignement, voire sur notre civilisation… sans forcément tomber dans le catastrophisme. « Le hasard ne favorise que les esprits préparés », écrivait Louis Pasteur. Cette formule n’a jamais perdu de son actualité et de sa force : il n’est que temps de se préparer à une nouvelle révolution technologique aussi incontournable que l’Internet ou encore la mobilité des supports informatiques, sans tomber pour autant dans les prévisions extrêmes qui ne reposent sur aucune réalité tangible. Se méfier des experts et des gourous qui ont trouvé là un terrain propice à leurs ambitions et à leurs fantasmes. L’hypercomplexité inscrite dans la définition princeps de l’IA Rien n’est écrit à l’avance et, dans le cas de l’IA, nous sommes dans le domaine de l’hypercomplexité qui doit rester présente dans tous les esprits, à tous les niveaux de la société et dans toutes les entreprises, pas que les GAFAMIs ! Pour vous en convaincre, cherchez comment l’IA peut vous être utile en cherchant sur le web des informations sur les chatbots, la blockchain, la cybersécurité, les demandes de crédit ou les prêts aux TPE/PME, le deep learning ou apprentissage profond, les réseaux de neurones ou tout simplement l’intelligence humaine et ses multiples dimensions. Songez que vous êtes déjà un adepte de l’IA, peut-être sans le savoir, au travers des applications de votre smartphone, des objets connectés ou encore du recours aux data centers, sans oublier le cloud. De cette réflexion naîtront certainement des idées propices aux actions et à connaissance du monde qui se prépare : cela ne saurait se faire à notre insu, même s’il faut se faire un peu mal aux neurones pour comprendre le B A- BA de l’IA et s’y retrouver dans la jungle numérique actuelle. La curiosité est de rigueur, en sachant que les géants ou les grands acteurs de l’IA s’intéresseront toujours aux jeunes pousses prometteuses, le tout est d’attirer leur attention, par exemple au CES (Consumer Electronic Show) qui se tient chaque mois de janvier à Los Angeles… ou de jouer dans leur cour. Question de chance, d’opportunité … et d’intelligence stratégique pour l’instant humaine. Pour finir, il convient de se pencher sur la définition princeps de l’IA, selon Marvin Lee Minsky (1927-2016): « c’est la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont, pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que : l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique ». Marvin Lee Minsky est le cofondateur, avec John McCarthy (1927-2011), du CSAIL (Computer Science and Artificial Intelligence Laboratory), du groupe d’IA du MIT (Massachusetts Institut of Technology) au début des années 60. Tous deux sont considérés comme les pères fondateurs et les pionniers de l’intelligence artificielle. Cinquante années plus tard, cette dernière revient sur la scène de manière éclatante avec des moyens techniques et informatiques infiniment plus puissants qui lui confèrent d’autres ambitions, mais ses définitions actuelles sont inspirées de la définition précédente qui doit rester en mémoire des jeunes pousses et des novices, mais aussi de ceux qui président aux destinées de l’IA. John Sorri

Pour en savoir plus :

L’Hyperpuissance de l’informatique : Algorithmes, données, machines, réseaux. Gérard Berry. Editions Odile Jacob (octobre 2017). Les usages de l’intelligence artificielle. Olivier Ezratty (octobre 2017). Internet (pdf en ligne 355 pages).